| 34 vues | Patrick BUKASA

Ituri : le Gouverneur militaire lance la deuxième phase de l’AMMA avec l’appui de SANRU

Le Gouverneur militaire de la province de l’Ituri a procédé, au Gouvernorat de province, au lancement officiel de la deuxième phase de l’Administration de masse des médicaments antipaludiques, AMMA en sigle, couplée à la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide et des émanateurs spatiaux dans quatre Zones de Santé les plus touchées par la 17ème épidémie de la maladie à virus Ebola, ce vendredi 16 octobre 2026 à Bunia.

Organisé sous la forme d’un point de presse, ce lancement a réuni les autorités politico-administratives et sanitaires, les partenaires techniques et financiers, les acteurs de mise en œuvre et les professionnels des médias. Cette deuxième phase concerne encore les Zones de Santé de Bunia, Rwampara, Mongbwalu et Nyankunde. Elle associe trois interventions complémentaires : l’administration des médicaments antipaludiques aux personnes éligibles, la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide et l’introduction des émanateurs spatiaux dans les domiciles.

La première phase avait enregistré une couverture de plus de 86 % pour l’administration des médicaments antipaludiques. Tout en saluant ce résultat, l’autorité provinciale a appelé les acteurs à renforcer leurs efforts afin d’atteindre les ménages non couverts et d’améliorer davantage l’adhésion communautaire.

Trois moyens complémentaires de lutte contre le paludisme

Dans son message, le Gouverneur militaire a rappelé que les médicaments antipaludiques, les moustiquaires et les émanateurs spatiaux remplissent des fonctions complémentaires.

Les médicaments doivent être pris conformément aux instructions des professionnels de santé. Les moustiquaires doivent être correctement installées et utilisées chaque nuit. Les émanateurs spatiaux doivent, quant à eux, être placés dans les domiciles conformément à la démonstration des équipes sanitaires.

L’autorité provinciale a souligné que l’émanateur spatial ne remplace ni les médicaments antipaludiques ni la moustiquaire imprégnée d’insecticide. L’utilisation combinée et correcte de ces trois intrants doit permettre de renforcer la protection des familles contre le paludisme.

Le message transmis aux ménages est clair : accueillir les équipes de santé, prendre correctement les médicaments, dormir chaque nuit sous la moustiquaire et installer l’émanateur spatial dans le domicile.

Les communautés invitées à accueillir les équipes

La réussite de la campagne dépend de la participation active des communautés. Les ménages sont invités à accueillir les équipes sanitaires et les relais communautaires, à écouter les explications fournies et à répondre sincèrement aux questions posées avant l’administration des médicaments.

Une attention particulière sera accordée aux familles qui n’avaient pas été atteintes pendant la première phase. L’objectif est de renforcer l’équité de l’intervention et de réduire le nombre de ménages non servis.

Les autorités politico-administratives et coutumières, les responsables religieux, les organisations de la société civile, les associations communautaires, les professionnels de santé et les médias ont également été appelés à soutenir la sensibilisation et à faciliter le travail des équipes.

Les médias, partenaires essentiels de la sensibilisation

Les échanges ayant suivi le discours ont permis de préciser le rôle attendu des médias. Le Gouverneur militaire les a invités à diffuser des informations vérifiées, à combattre les rumeurs et à aider les populations à comprendre les comportements à adopter.

Les journalistes ont notamment été encouragés à orienter les questions médicales et techniques vers les experts compétents. Une information claire, accessible et exacte est indispensable pour renforcer la confiance et l’adhésion des communautés.

SANRU au cœur de l’accompagnement de l’intervention

Représentée au point de presse, SANRU Asbl accompagne cette intervention aux côtés du Programme National de Lutte contre le Paludisme, du Gouvernement provincial de l’Ituri, de la Division provinciale de la Santé de l’Ituri, des SR APEC et CNRSC, des structures sanitaires et des acteurs communautaires.

En sa qualité de Principal Récipiendaire, avec l’appui du Fonds mondial, SANRU contribue à la gestion programmatique et financière, à la coordination des partenaires de mise en œuvre, à la chaîne d’approvisionnement, à l’assurance qualité, à la communication, au suivi des interventions et à la redevabilité. Cet accompagnement s’inscrit dans la continuité de l’engagement de l’organisation auprès du Gouvernement congolais et des communautés.

Pour cette deuxième phase, SANRU appuie particulièrement la coordination des acteurs de mise en œuvre, la disponibilité et le déploiement des intrants, la communication des risques et l’engagement communautaire, la production et la diffusion des outils de sensibilisation, la mobilisation des médias, des leaders et des relais communautaires, le suivi, la documentation et la valorisation des résultats, et la redevabilité liée aux ressources et aux activités réalisées.

Une mobilisation collective pour protéger les familles

Le lancement de cette deuxième phase traduit la volonté commune des autorités, des programmes sanitaires, des partenaires, des médias, des équipes de santé et des communautés de renforcer la lutte contre le paludisme en Ituri.

Pour SANRU Asbl, la disponibilité des produits doit nécessairement conduire à leur utilisation effective. Chaque traitement correctement suivi, chaque moustiquaire utilisée pendant la nuit et chaque émanateur convenablement installé contribue à renforcer la protection des ménages.



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