| 18 vues | Patrick BUKASA
La RDC met fin à l’urgence Mpox : SANRU, un acteur essentiel de la réponse nationale

Bien avant la déclaration officielle du gouvernement, le Directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP) a présenté le bilan technique de la riposte contre la Mpox lors de la cérémonie tenue au Salon Bleu de l’Immeuble Intelligent, le 2 avril 2026. Il a souligné que le pays avait enregistré 124 997 cas suspects et 33 916 cas confirmés, dont 72 949 patients pris en charge. Le pic épidémique atteint en 2025 dépassait 2 455 cas hebdomadaires, mais les efforts conjoints des acteurs engagés ont permis une réduction de 93 %, ramenant ce nombre à seulement 177 cas lors de la dernière semaine évaluée en 2026. Le Directeur général a également rappelé que la capacité nationale de diagnostic s’était considérablement renforcée, passant de seulement deux laboratoires en 2023 à près de soixante en 2026, une transformation qualifiée d’historique dans la surveillance épidémiologique du pays.
Au cœur de cette riposte, SANRU Asbl a joué un rôle majeur grâce à ses interventions en communication des risques, mobilisation communautaire, surveillance et appui logistique. Dès 2024, l’organisation a déployé des activités de sensibilisation adaptées aux réalités locales, mobilisant les structures communautaires telles que les CAC et les CODESA, combattant activement la désinformation et favorisant l’appropriation des mesures de prévention dans les zones les plus touchées. SANRU Asbl a également renforcé la surveillance à base communautaire en soutenant l’identification précoce des cas suspects, la collecte et la remontée accélérée des données sanitaires, contribuant ainsi à l’efficacité des mécanismes d’alerte et de suivi dans les zones de santé prioritaires.
Parallèlement, l’organisation a fourni un appui logistique essentiel, notamment à travers la distribution de tests de dépistage, de coolboxes, d’accumulateurs à eau et d’autres équipements nécessaires au transport sécurisé des échantillons et au fonctionnement des laboratoires. Cet appui matériel a permis de soutenir les capacités opérationnelles des zones de santé et d’améliorer la rapidité des diagnostics dans les provinces touchées, renforçant ainsi l’efficacité de la chaîne de surveillance épidémiologique.
En 2025, SANRU a poursuivi et amplifié son action grâce à son expérience étendue en matière de gestion du système de santé, de contrôle des maladies et des épidémies, de renforcement des capacités des équipes locales, d’appui communautaire et de soutien aux activités de vaccination. Ces interventions ont consolidé la résilience des structures sanitaires, amélioré l’organisation des services, renforcé la qualité de la surveillance et contribué directement à la maîtrise de l’épidémie de Mpox. Elles ont également permis d’intensifier la coordination opérationnelle, d’améliorer la disponibilité des données sanitaires et de soutenir le travail des acteurs communautaires sur le terrain.
C’est dans ce contexte que, prenant la parole à la suite des partenaires techniques, le Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a salué les efforts de toutes les équipes engagées et a rendu hommage aux agents de santé tombés au service de la nation. Il a rappelé que le pays avait su faire face à l’une des crises sanitaires les plus complexes de son histoire grâce à une coordination unique entre le gouvernement, l’INSP, les partenaires internationaux et les organisations nationales telles que SANRU. Il a également insisté sur la souveraineté sanitaire renforcée de la RDC, soulignant la décision historique du gouvernement de financer directement une partie substantielle de la riposte. Le Ministre a enfin annoncé officiellement la fin de l’épidémie de Mpox en tant qu’urgence nationale, affirmant que le pays sortait de cette crise plus fort, mieux équipé et mieux préparé pour affronter de futures menaces sanitaires.
Alors que cette étape majeure est franchie, SANRU Asbl demeure pleinement engagé dans la phase de résilience, aux côtés du gouvernement. L’organisation continue de soutenir la surveillance post-épidémie, le renforcement des capacités communautaires et la consolidation des infrastructures sanitaires afin de prévenir toute résurgence et de pérenniser les acquis obtenus au cours de la riposte. Grâce à cet engagement soutenu et à une coordination multisectorielle solide, la RDC aborde désormais un avenir sanitaire plus résilient et mieux structuré.
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