| 35 vues | Patrick BUKASA

SANRU renforce la traçabilité des intrants de lutte contre le Paludisme et l’introduction de nouveaux traitements

À l’approche de la Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme (JMP 2026), SANRU Asbl, avec l’appui du Fonds mondial, intensifie ses actions pour renforcer la qualité de la prise en charge du paludisme en République Démocratique du Congo. C’est dans ce cadre que des missions de traçabilité des intrants, couplée à l’introduction de l’Artésunate‑Pyronaridine (AP), ont été menées dans plusieurs provinces, dont la Division Provinciale de la Santé (DPS) du Nord‑Kivu, dans la zone de Beni.

Un accompagnement stratégique aux côtés du PNLP

Du 2 mars au 16 avril 2026, une mission a été conduite conjointement par SANRU, le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), les équipes nationales et provinciales, les antennes de coordination ainsi que les sous‑récipiendaires à Beni. L’expertise de SANRU a permis d’assurer un accompagnement technique de proximité, fondé sur l’amélioration continue des systèmes de gestion, de suivi et de distribution des intrants antipaludiques.

Traçabilité des intrants : un levier clé pour l’efficacité des interventions

La première phase de la mission a été consacrée à une analyse approfondie de la traçabilité des intrants, à travers les inventaires physiques des stocks disponibles, la revue des outils de gestion logistique, l’analyse des outils de collecte et de transmission des données et le recoupement des informations entre les différentes structures sanitaires (CDR/BCZS, Hôpital Général de Référence, Centres de Santé et SSC). Cette approche a permis de disposer d’une lecture claire et fiable des flux d’intrants et de renforcer la cohérence des données logistiques à tous les niveaux du système de santé.

Introduction de l’Artésunate‑Pyronaridine : une réponse à la résistance aux antipaludiques

La mission a également accompagné l’introduction effective de l’Artésunate‑Pyronaridine (AP), en complément de la migration des anciennes CTA (notamment AL et ASAQ). Cette innovation thérapeutique s’inscrit dans la réponse nationale face à la résistance croissante aux antipaludiques, avec pour objectif d’améliorer durablement la prise en charge du paludisme simple.

Les équipes cadres provinciales (ECP) et celles des DPS, notamment à Beni, ont été briefées et renforcées sur les modalités d’utilisation de l’AP, garantissant une appropriation harmonisée de ce nouveau protocole.

Des résultats concrets au service de la performance du système de santé

À l’issue de la mission, plusieurs résultats majeurs ont été enregistrés une traçabilité améliorée des intrants pharmaceutiques, l’identification des bonnes pratiques et des leviers d’amélioration, l’élaboration d’un plan d’action optimisé intégrant des recommandations opérationnelles, une coordination renforcée entre les différents acteurs de la lutte contre le paludisme et un appui direct aux équipes provinciales pour l’introduction de l’AP.

SANRU, un partenaire clé dans la lutte contre le paludisme

À travers cette mission, SANRU Asbl réaffirme son rôle stratégique dans l’appui au PNLP et au Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention, contribuant à renforcer la qualité, l’efficacité et la durabilité des interventions de lutte contre le paludisme. En prélude à la JMP 2026, SANRU renouvelle son engagement à soutenir l’État congolais et ses partenaires pour réduire significativement la morbidité et la mortalité liées au paludisme, en mettant l’accent sur des solutions fondées sur les évidences, la performance et la redevabilité.



1 commentaires

  • Gustave lobota

    Nous saluons l'engagement communautaire de SANRU malgré dans la mise en œuvre de ses projets et programmes les peuples autochtones pygmées ne sont pas prises en compte. Notre plaidoyer porte sur l'intégration des peuples autochtones pygmées dans tous les actions de SANRU pour que personne ne soit mis de côte. Inclusion.

    20/04/2026

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