| 19 vues | Patrick BUKASA

Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2026 : SANRU, des résultats probants et un engagement renforcé vers l’élimination

Un enjeu majeur de santé publique en République démocratique du Congo

Chaque année, le 25 avril, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. En 2026, cette journée est placée sous le thème : « Motivés pour éliminer, maintenant nous pouvons, maintenant nous devons ». En République démocratique du Congo, où le paludisme demeure l’une des principales causes de consultations, d’hospitalisations et de décès, cette commémoration constitue un moment clé pour faire le bilan des progrès réalisés et renforcer l’engagement collectif.

À cette occasion, SANRU Asbl réaffirme son engagement aux côtés du Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention et de ses partenaires techniques et financiers pour soutenir la mise en œuvre des stratégies nationales de lutte contre le paludisme, dans une approche intégrée, équitable et durable.

Des résultats probants entre 2018 et 2025

Les rapports annuels SANRU couvrant la période 2018 à 2025 témoignent d’une phase de consolidation et de montée en puissance des interventions de lutte contre le paludisme en République démocratique du Congo. Malgré les défis structurels du système de santé et les crises sanitaires successives, notamment la pandémie de COVID‑19, SANRU a contribué à maintenir et renforcer l’accès des populations aux services essentiels de prévention, de diagnostic et de prise en charge du paludisme.

Durant cette période, les activités de lutte anti‑vectorielle ont été intensifiées à travers des campagnes de distribution de masse et de routine des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée, permettant de protéger des millions de personnes, en particulier les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. Parallèlement, l’accès au diagnostic s’est amélioré grâce à la disponibilité accrue des tests de diagnostic rapide dans les formations sanitaires, les sites de soins communautaires et le secteur privé formel.

Amélioration de la prise en charge et intégration du secteur privé

Entre 2018 et 2025, SANRU a joué un rôle important dans l’amélioration de la qualité de la prise en charge du paludisme en appuyant la disponibilité et l’utilisation des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine conformes aux directives nationales. Les rapports annuels mettent en évidence une réduction progressive du recours aux traitements inappropriés et une meilleure adhésion aux protocoles thérapeutiques, tant dans le secteur public que dans le secteur privé.

L’intégration du secteur privé lucratif dans la réponse nationale, notamment à travers le programme Defeat Malaria SANRU, a permis d’accroître l’accès à des intrants de qualité à des prix abordables et de renforcer l’alignement des pratiques du secteur privé sur la politique nationale de lutte contre le paludisme. Cette approche a contribué à améliorer la sécurité des patients et à réduire l’exposition des populations à des médicaments de qualité douteuse.

Renforcement du système communautaire et résilience face aux crises

La période 2018–2025 a également été marquée par un renforcement significatif de l’approche communautaire. SANRU a soutenu la formation et l’encadrement des relais communautaires et des prestataires de première ligne, rapprochant ainsi les services de diagnostic et de traitement des communautés les plus vulnérables. Cette stratégie s’est révélée essentielle pour maintenir la continuité des services pendant les périodes de crise, notamment lors de la pandémie de COVID‑19.

Par ailleurs, l’amélioration du rapportage des données, y compris l’intégration des données communautaires et du secteur privé dans le DHIS2, a permis un meilleur pilotage des interventions et une prise de décision plus éclairée, orientée vers les résultats.

2026 : de la lutte à l’élimination

À l’heure où le pays célèbre la Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2026, SANRU s’inscrit résolument dans la vision nationale et mondiale visant à franchir une nouvelle étape, celle du passage du contrôle du paludisme vers son élimination progressive. Les acquis enregistrés entre 2018 et 2025 constituent une base solide pour accélérer les efforts, renforcer la coordination des acteurs et consolider les investissements dans le système de santé.

En cette journée symbolique, SANRU réitère son appel à l’ensemble des partenaires, des décideurs et des communautés à maintenir la mobilisation, car l’élimination du paludisme n’est plus une ambition lointaine. Maintenant, nous pouvons. Maintenant, nous devons.



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